ANCRAGE
Où sont passés les géants?
Ils sont ici, bien vivants,
mais tenus à l’écart du festin,
quand ils sont fiers mutins.
Les héros sont ici et là,
le JE reNOUS ici-bas
avec les galopins,
« action », copines et copains.
Pas besoin de loups-garous,
pas besoin de rendez-vous.
Sur le chemin faisant,
les héros sont ici, bien vivants.
Sous le soleil ou les étoiles,
tout est clair, si clair sans voile.
Pas de vols programmés,
pas de chutes orchestrées.
Les héros sont ici, bien vivants,
toujours à souhaiter plus de beauté,
celle qui rime avec générosité,
voici le temps des géants.
Inspiré de LE TEMPS DE L'ERRANCE - Danielle Messia
IL ÉTAIT… UNE AUTRE FOIS
Sans JE − NOUS sur lesquels s’appuyer,
pas de passé, pas de présence, pas de possible.
MonT rêve de récupérages continues.
JE reNOUS.
Par moment, moment de grâce.
Maintenant, deMain en main.
Toujours, au jour le jour, le bonjour.
Alentour, aller-retour et détours.
Sans JE − NOUS,
pas de vie à recycler.
⸮!
RÉPÉTAGE
Les informations par des égos gros comme le frigo.
Pas besoin de répétitions continues,
nous avions compris la 1re fois.
Les parades de binettes à la météo.
Pas besoin d’ajouter votre indice d’anxiété,
au taux de pollen et à l’indice humidex.
Les shows de chaises musicales.
Pas besoin d’ajouter un Twitter, un Facebook
ou un sondage pour faire « service public ».
Le 4ème pouvoir, c’est notre souveraineté.
Pas besoin du vert fluo au goût du jour
et du code des tics toxiques économiques.
Critiques et vérités suffisent.
Dignité et réciprocité suffisent.
Pistes d’action solidaires suffisent.
DÉGAGE
La comparaison n’est pas une raison.
La division n’est pas une vision.
L’opposition n’est pas une position.
L’escaBeau et le flamBeau
pour la rétrospection et l’affiliation,
pour la passion et la fleuRaison.
MARCHANDAGE
La spéculation et ses avenues,
virtualisation portées aux nues
et cryptomonnaies au menu.
La complaisance de la surintendance
et sa danse en ligne de la nonchalance.
Des comploteurs complotistes en transe.
Les mesures financières privées-publiques,
de la caste des banquiers domestiques,
qui préfère les redoublés stratégiques.
Représentants envoutants. Assureurs empereurs.
Négociateurs profiteurs. Libéraux fiscaux.
Charlatans mutants.
Promus révolus
Rien de nouveau,
une élection capillaire rococo,
et ses sauts de maux latéraux.
Des sondages caramélisés,
gazouillis à 280 caractères stérilisés
et capitalisme décomplexé avalisé.
Des zélites, loin d’être des pépites,
parasites structuraux émérites,
du pareil et du même au zénith.
DeHors l’étalon dort,
fini n. i.- ni les retours d’ascenseur.
Au revoir les CA et Commission de plantes vertes cooptées.
ATTERRISSAGE
Arrivé à reculons, sans négociation,
par le siège, presque déjà debout,
attention, tensions, garesÀvous.
Ni tapis, ni hérisson.
Sans ambition spéciale,
sans prétention verticale,
sans tambour ou trompette martiales,
sans arme ou poudre blanches fatales.
Ne pas perdre le nord du gros bon sens,
se calmer le pompon pour faire sens
et annoncer ses couleurs avec les 5 sens.
Bien faire et laisser dire, l’essence.
L’avoir que je veux être,
l’être que je veux avoir.
Savoir pour s’avoir
et être pour s’avoir-être.
BEURRAGE
Où va donc l’$ des fonds communautaires ?
Dans les poches des problématiseurs solitaires
pour leurs voyages et banquets humanitaires.
Le système du maintien de la pauvreté à vie,
avec des rapports aux graphiques couleurs d’été
et des vaLeurres en noir et blanc cassés.
Le super spécialiste en pièces détachées sans minima
et en intelligence très artificielle – HI.HA. – sans maxima
se fiche de tes piètres conditions de vie sans optima.
L’expérience client du grand Rien.
Rien à examiner, rien à explorer, rien à espérer.
Rien que le faux vrai, rien que le vrai faux.
On module, on calcule et on cumule.
On bouscule, on manipule et on dissimule.
On gesticule, on stimule et on éjacule.
Le bravache avec panache et hache
qui peut le + fait le –, avec une sacrée prime.
Urgent besoin de mises aux points sur les « ë ».
COURAGE
J'ai un iel inspiré, excité, aveuglé
par les influenceurs marketeurs.
Dans sa cité, il ne lui reste plus
qu'une vue sur le voisin et son écran XXL.
J'ai un iel angoissé, esseulé, aliéné
qui, demain, n’ira pas voter.
Alors je continue à retrousser mes manches.
J’ai offert mon aide, gratuitement.
J’ai fait des suggestions, consciencieusement.
Les potiches ont fait semblant d’écouter.
Leur mantra en rappel : les ritournelles de la chapelle
et le gris-gris du pays : le sirop d’érable pour le gospel.
Quand vais-je enfin comprendre?
La liberté est une conquête.
Alors, leur clouer le bec en levant les yeux pour voir plus loin
et, mots dits, oser l’inédit du JE – NOUS.
Le Québec c’est plus qu’un Q et un bec.**
Québec kchose, Québec expLose.
Mon iel est au garde-à-vous
et moi, je sens en moi,
dans le tréfonds de moi,
encore une fois, malgré moi,
entre la chair et l'os,
pointer la colère.
* inspiré de L’ALOUETTE EN COLÈRE - Félix Leclerc
** inspiré de Entr’ deux joints - Robert Charlebois (Pierre Bourgault)
PASSAGE
Avenir inconnu,
impuissance en continue.
Contenu et contenant,
hérité et héritant.
Ados et Vieillots dans le même bateau.
Singuliers réguliers,
pluriels industriels.
Méfiance et défiance,
signifiance et confiance.
Ados et Vieillots dans le même rafiot.
« Fais pas ci », « Fais pas ça ».
« Tu devrais », « T’aurais dû ».
Sur un fil, profils qui défilent
Enlève, soulève, élève.
Ados et Vieillots dans le même pédalo..
REMUE-MÉNAGE
Chaque fois, je crois que je pense.
Parfois, je pense que je crois.
Des fois, je doute que je balance.
Aucune idée, vive l’artisanat,
faire, défaire et parfaire son mandala,
sans gourou et son nirvana.
Quand les idées sont claires,
louvoyer, c’est pas nécessaire,
crier, c’est pas nécessaire.
Une proposition, comme une composition
avec disposition, juxtaposition, superposition.
Et, pourquoi pas, une transposition.
Armoirie sortie de l’armoire.
Pays, paysan, paysage.
Vente d’embarras
Un paragraphe, une idée, un beau coup.
Un beaucoup, un juste assez casse-cou.
Faire court, c’est long.
FORMATAGE
TIREUR PLEIN DE RANCOEUR*
Je suis restée longtemps dans un enfer.
Je manquais de rien
j'avais le pot et ensuite les roses,
mais c'est dur pour le corps
pis ça rend méchante les volées.
C'est lui qui avait les clés,
j'avais le droit de sortir juste l'hiver,
jamais après minuit.
C'est dans ce temps-là
que j'ai commencé à réfléchir.
Hey you tireur,
plein de rancœur,
c’est à toi que je parle.
Créateur d'épouvantails
mélange de superglues superflues
et de ficelles superficielles « pour mon bien »,
étalage de psychos shops de croissance personnelle,
et de matraquages du « qu’en tu veux, tu peux»,
avec son auréole dorée « parce que je le vaux bien ».
De Tralala à Dracula, me poignant à gorge,
buvant jusqu'à la dernière goutte de mon sang.
C'est ça qu'il était
pis moi la cave qui en redemandait.
Hey you tireur,
plein de rancœur,
c’est à toi que je parle.
* inspiré de HEY YOU WOMAN – Aut’chose
QUADRILLAGE
Territoire ! Gloire ! Victoire !
L’Histoire a un genre, le genre du pouvoir
et ces canons qui tirent tous les soirs
sur les écoles, les hôpitaux et les dortoirs.
UN chef, monarque, souverain, sphinx,
maître, gouverneur, général, cadre,
une couronne pour un OM… seul
avec statuette et funérailles d’État.
Diktats en écHo des obscurantistes,
puristes conformistes, cracheurs de feu.
Une dictature, une oligarchie, une idéologie.
Barricades et matraques, des voies sans voix.
Intimidés, terrorisés, par l’épouvantail.
Écrasés, humiliés par la canaille.
Censurés, dépossédés par la racaille.
Chassés, sacrifiés par la flicaille.
La démocratie, une transparence à temps plein,
avec débats horizontaux et référendums en tremplins.
Face à face, mise en commun, émulation et politesse.
La démocratie, un travail de justice et de justesse.
Ailleurs comme ici, rassurés.
Ailleurs comme ici, concernés.
Ailleurs comme ici, impliqués.
Ailleurs comme ici, mobilisés.
ALLUMAGE
Enfin, comprenons que les personnes sont intelligentes,
que chaque personne a un coffret de potentialités.
Secouons le grand livre des données probantes,
car ces données demeurent toujours probables,
selon le bouquet d’intelligences de la tête chercheuse.
L’intelligence est plurielle : intelligenceS.
Arrêtons avec les évaluations du quotient intellectuel
et contrôlons les pharmacopées arc-en-ciel abrutissantes.
Apprécions et célébrons toutes les intelligences.
Explorons toutes les capacités de la personne.
Une page et des marges.
Plus de marges que de page.
Sauts de page, en marges.
Plus de marges que de page.
Des marges en marches.
ENGRENAGE
Les riches se plaignent tout le temps.
Ils savent à quelles portes cogner.
Ils mendient sans aucune gêne.
Ils sont gargantuesques.
Les riches sont sur le Bien-Aise.
Ils regardent par la fenêtre.
Ils n’ont pas de repos.
Ils checkent les opportunistes.
Les riches sont des piranhas.
Ils aiment la meute, l’idolâtrie et la guerre.
Ils ont un avocat de poche.
Ils riches ont un comptable proche.
Les riches n’ont pas de grosses familles.
Ils sont trop occupés à promouvoir leur Fondation.
Ils sont tous riches de père en fils, en filles.
Ils ont une implacable généalogie.
Les riches sont les Têtes d’affiche.
Les riches, Tout le monde en parle.
Ils sont vus, reconnus et soutenus.
Ils sont des chouchous intouchables.
Les riches ne vont pas à l'épicerie.
Ils ne savent pas combien coûtent
le pain et le beurre de pinottes.
Les riches ne sont pas pauvres.
Inspiré de LES PAUVRES - Plume Latraverse
ÉCLAIRAGE
Cessez de nous présenter comme des ombres aux tableaux,
juste assez visible par les aspirateurs d’argents réels ou virtuels,
les vendeurs de crèmes, vitamines ou autres soins proimmortality
et les profiteurs du travail au blanc c-à-d du travail non rémunéré.
Cessez, vous êtes surveillés.
Commencez à respirer trèssssssssssss profondément,
car nous serons à la hauteur de notre adolescent intérieur,
nous ne serons pas joignables et serviables en tout temps
et, pas besoin de votre avis sur notre mode de vie.
Commencez, vous êtes enregistrés.
Continuez à vous affirmer et nous en feront autant,
lorsque que nécessaire, vous aurez toute notre diligence,
car nous aimons nos surprenants convois en espadrilles,
de beaux moments avec ces brins de vie, ces grains de folie.
Continuez, vous êtes filmés.
COMPAGONNAGE
Je vais tout, tout, tout vous dire:
ma préférence sexuelle,
ma préférence religieuse,
bref devant qui je m’agenouille,
mais, non, non, non, pas mon revenu.
Moine sans patrimoine aux douanes,
toujours à cavaler et ravaler,
parcours, détours, fonds de cour.
Qui, quelqu’un, n’importe qui,
une personne comme tout le monde.
Le sexisme, le racisme, l’âgisme,
« ismes » uniques, unitaires et unifiés,
contre le très systémique classisme.
Actions et inactions, notre identité.
L’unisson, le plus solide atout.
On a déboulonné tranquillement le NOUS
On a installé rapidement le JE
On a soufflé individuellement sur l’entre-JE
On a à poétiser résolument le JE – NOUS.
La révolution en 4 temps :
le grainage, le ferment
l’arrosage, l’affrontement
le brassage, l’apprivoisement
l’élagage, l’accomplissement.
TÉMOIGNAGE
À chaque marche
qu'il fallait gravir,
nous avons pris du plaisir.
À chaque porte
difficile à ouvrir,
nous avons pris du plaisir.
À chaque idéal
impossible à formuler,
nous avons pris du plaisir.
À chaque discussion
quitte à se faire haïr,
nous avons pris du plaisir.
À chaque ride
que laissent nos engagements,
nous avons pris du plaisir.
À chaque coup au cœur
fallait tout de même continuer,
nous avons pris du plaisir.
Inspiré de DU PLAISIR - J Kapler, Michel Sardou, Thierry Blanchard
GAVAGE
Encore des jokes sur les ados sans cerveau.
Encore des jokes sur les femmes infâmes.
Encore des jokes sur les hommes bonhommes.
Encore des jokes sur les vieux libidineux.
Humour de millionnaires cool, sans trompes de Fallope, sans couilles, sans farce.
DRap, hagard, criard et gueulard de standards.
Gros chars, rutilants pétards et petits clébards.
Faussement anar, vantard, braillard et trouillard.
Buvard bavard aux avatars de grand guépard.
Ils convergent et elles complotent,
minauderies, stéréotypies et rebelotent.
Réno et cuistots aux micros hebdomadaires.
girouettes spectaculaires dans tous les circulaires
exemplaires du vouloir plaire qui brassent de l’air.
Les mêmes rêves divins de satin :
être invités aux excès des pantins
pour gratter le crottin du gratin, en vain,
Trop d’autofictions et d’autoproclamations.
Pas assez d’inter+actions et d’inter+connexions.
Une idée entre les lignes,
du bowling dans les interlignes,
l’inusité maligne se souligne.
Résiste, coexiste et signe.
MAGE
JONATHAN LIVINGSTON LE GOÉLAND*
Jonathan est un goéland élégant.
On dirait un beau cerf-volant virevoltant.
Il met beaucoup d’efforts et beaucoup de temps
à se battre avec les contre-courants.
Il perd souvent des plumes, bien évidemment.
Pour lui, se perfectionner c’est important.
Jonathan Livingston est un goéland fascinant.
Pour l’Assemblée, Jonathan est un dissident,
car il évite les poubelles des McRestaurants.
Il sera donc exclu du clan des goélands.
Grâce à des rencontres et exemples inspirants,
Jonathan va poursuivre son développement.
Et, il reviendra pour donner aux suivants.
Jonathan Livingston est un goéland fascinant.
* Résumé du roman de Richard Bach.
GASPILLAGE
En éducation, encore de l’$ pour la façade,
figurée et très parfumée, inévitable mascarade.
Cette bien-pensance, recherchée, partout, pour tout
et surtout pour se moquer du train-train quotidien,
des personnes qui triment en vain et sans vin.
Au sommet des palabres internationaux,
tables rondes avec présidence carrée.
Réunions sans communion et sans trait d’union.
Rois-prêtres-courtisans arrivent d’où iels partent,
rois-prêtres-courtisans partent d’où iels arrivent.
De retour d’un de ses voyages de fixettes,
la papette de la recette un peu pompette,
reçoit d’une très chère distributrice à distinctions
une médaille pour son argileuse démonstration,
tant pis pour les labeurs et sueurs des éboueurs.
Pour cette cocotte-minute bobo lasse de tout,
la convention collective, une belle excuse à l’esquive.
Il y a les contractuels, armée de réserve passe-partout.
Convention qui n’a rien de collective, dérive décisive.
En éducation, encore 3 X rien… pour l’apprentissage.
OUVRAGE
PRIÈRE DE LA TRAVAILLEUSE PRÉCAIRE*
SAINTE-PRÉCARIEUSE sous votre superVision,
j'ai compris que l’emploi est toujours un marché :
bonjour la déqualification dans les ‘stie jobs,
bonjour le double emploi et la pauvreté permanente,
bonjour l’invisibilité et l’inaudibilité sociales.
Statut professionnel ? Précaire.
Ma Toute-Puissante, DÉLIVREZ-MOI de ces dragons top gun
qui profitent et débauchent cavalièrement,
qui te placent dans des situations d'échecs,
qui ont deux versions, deux justices, deux paroles,
qui ajoutent le bénévolat comme tâche connexe,
qui ont une promotion quand ça chauffe.
Avec grâce, ma Douce, GUIDEZ-MOI vers les bons employeurs
qui fournissent indications et outils de travail,
qui valorisent l’autonomie et l’intelligence collective,
qui présentent des alternatives,
qui partagent les mérites en compagnie,
qui considèrent que tout temps est précieux.
De mon côté, ma Marabout, JE PRENDS LA FERME RÉSOLUTION:
de ne pas traverser une ligne de piquetage
de dire ou faire, ce que je peux faire ou dire,
de remplacer la compétition par les réalisations,
de bannir les « si j’avais su », les « j’aurais donc dû »,
d’éviter les Smarties médicamentées ou cannabistementées.
SAINTE-PRÉCARIEUSE, SI VOUS M’EXHAUSSEZ
vous recevrez ma flexibilité bien entretenue.
AU NOM DE
Précarius,
Bévévolus
et PetitsRevenus.
* « precarius », obtenu par la prière
CORP’SAGE
Avec le temps.
Avec le temps, va, tout s’éclaire.
Surgissent les regards, les sourires et les beaux jours.
À l’instant et à son rythme, le cœur bat toujours.
S’arrêter, contempler, et, c’est très bien.
Avec le temps.
Avec le temps, va, tout s’éclaire.
L’autre qu’on attendait, adorait et entourait.
Cet autre devant qui on tremblait pour presque rien.
Pour un oui, pour un non, faire la fête ou la tête.
Trop attendus, trop entendus, trop tendus.
Avec le temps, tout se dénoue, tout se relie.
Avec le temps.
Avec le temps, va, tout s’éclaire.
Les souvenirs virevoltent, se transforment et se déposent.
Les jours, les soirs où l’on divague, ils nous retrouvent.
La beauté de la bonté, le cœur et le corps n’oublient pas.
Avec le temps.
* Inspiré de AVEC LE TEMPS - Léo Ferré
ApPrendre ou à laisser.
Écrire pour ne pas dire n’importe quoi.
Dire pour ne pas faire n’importe quoi.




